Pourquoi une heure d'ouvrier coûte bien plus que son salaire
Le taux horaire brut n'est qu'une partie de la facture. L'entreprise paie aussi des charges patronales, la cotisation à la caisse de congés payés du BTP, les paniers repas et les indemnités de trajet. Surtout, toutes les heures payées ne se facturent pas : le trajet, le passage au dépôt, le chargement du camion, une journée d'intempéries ou un retour en SAV.
C'est pour ça qu'on divise le coût annuel par les heures facturables, et non par les heures payées. Le résultat est souvent deux fois le salaire horaire brut.
Du coût de revient au taux à facturer
- Coût de revient : ce que coûte une heure facturable, sans rien gagner.
- Frais généraux : véhicules, carburant, assurances (dont la décennale), local, expert-comptable, logiciels, téléphone.
- Marge : ce qui reste pour investir, absorber un chantier difficile et rémunérer l'entreprise.
Un taux horaire en dessous du coût de revient fait perdre de l'argent à chaque heure vendue, même avec un carnet de commandes plein.
Questions fréquentes
Quel taux de charges patronales retenir ? Il dépend du salaire : la réduction générale de cotisations baisse fortement les charges près du SMIC, puis elle diminue quand le salaire augmente. Le plus fiable est de diviser les charges patronales d'un bulletin récent par le salaire brut.
Et la caisse de congés payés ? Dans le BTP, l'entreprise ne paie pas les congés au moment où le salarié les prend : elle verse toute l'année une cotisation à sa caisse, qui indemnise ensuite le salarié. Son taux figure sur les appels de cotisation de votre caisse.
Pour les heures supplémentaires, utilisez notre simulateur d'heures supplémentaires BTP.